Publiée le 08 Novembre 2013

L’entreprise Minrail de Val D’Or a reçu une subvention de plus de 293 000$ de la Banque de développement économique du Québec pour le développement d’une nouvelle méthode de minage encore inexploitée. Le projet s’élève à 805 000$.

08Nov13

Cette instrumentation est du jamais vu dans le monde des mines et le président de l’entreprise est confiant qu’il deviendra un incontournable. Photo Marie-Hélène Paquin / Agence QMI

Spécialisée dans le développement et la commercialisation d’une nouvelle méthode d’abattage du minerai pour l’exploitation des gisements ayant un pendage faible ou moyen, l’entreprise Minrail travaille depuis plusieurs années à développer cet outil aux multiples modules qui permettra d’exploiter des mines jusqu’à présent laissées pour compte.

«Le projet émane d’une situation, il y a une dizaine d’années de cela, où on a été confrontés à désigner une mine souterraine qui avait une géométrie très particulière, c’est-à-dire à faible pendage, a raconté Marc Beauvais, président et chef de la direction de Minrail. L’idée d’affaires vient littéralement de cette situation-là.»

Pratique et sécuritaire

L’équipement confectionné par Minrail consiste en un groupe d’outils de travail. «Il y a un paquet d’éléments qui sont modulaires, qui permettent de faire chacune des tâches qui sont faites de façon pratiquement manuelles, a précisé M. Beauvais. Le travailleur n’a plus à supporter ou à manipuler des foreuses pneumatiques à force de bras.»

Cette instrumentation est du jamais vu dans le monde des mines et le président de l’entreprise est confiant qu’il deviendra un incontournable. «Il n’existe pas actuellement d’équipement qui peut gravir une pente de 10 degrés, a-t-il fait remarqué. Ça semble très peu, mais c’est très abrupt. Passé ça, les équipements ne sont plus capables de circuler. Cet équipement-là est installé au plafond d’une galerie qu’on aménage et qu’on excave au fur et à mesure de son avancement.»

«Un de nos plus grands défis va être de gérer la croissance, parce qu’à partir du moment où on aura fait la démonstration que ça fonctionne, et nous croyons fermement que ça va fonctionner, pourquoi on ne ferait pas debout ce que les gens font à genoux? On est convaincus et c’est basé sur toute notre expérience à travailler comme planificateur dans l’environnement minier», d’ajouter M. Beauvais.

Pour l’instant, un seul prototype est construit et l'entreprise en est à l'étape des essais en chantier. L’engin sera vendu pour quelques centaines de milliers de dollars, mais fera économiser des millions $ aux compagnies minières, selon M. Beauvais. Ce projet a permis d’embaucher six travailleurs et devrait créer de 120 à 150 emplois au cours des prochaines années, selon le président.

Source : Journal de Québec