Publiée le 04 juin 2015

 Selon l’Estimation des besoins de main-d’œuvre du secteur minier au Québec 2015-2025, « 10 192 postes, représentant 59 % des besoins de main-d’œuvre du secteur minier au Québec, devront être pourvus d’ici 2025 pour compenser les pertes d’emploi dues au roulement de la main-d’œuvre, c’est-à-dire pour remplacer les travailleurs qui partiront à la retraite, qui changeront de secteur d’activité ou qui quitteront le Québec ».

La présente étude, dont les faits saillants et les principaux résultats ont été révélés hier, est une version revue et à jour des études antérieures sur le même thème dont la première a été publiée en 2010. Le financement et la direction des travaux sont assurés par le comité directeur composé du CSMO Mines, de l’INMQ ainsi que des trois directions régionales d’Emploi-Québec des régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. Se sont aussi greffés à l’équipe de coordination, la Commission des partenaires du marché du travail ainsi que la Direction de l’analyse et de l’information sur le marché du travail d’Emploi-Québec. Ce comité a confié les travaux de l’étude aux consultants de la Table jamésienne de concertation minière (TJCM).

La version intégrale de l’Estimation des besoins de main-d’œuvre du secteur minier au Québec 2015-2025 sera disponible en ligne, sur le site Web Explorelesmines.com, d’ici la fin juin.

Au 31 décembre 2014, il y avait 20 mines en exploitation au Québec. Selon le modèle développé par la TJCM, le Québec pourrait compter sur 33 mines en exploitation en 2025. Les travaux sont supportés par un modèle et un outil informatique permettant d’estimer les besoins de main-d’œuvre à partir du bilan relié aux ouvertures potentielles de mines et fermetures prévues, aux projections en exploration et mise en valeur ainsi qu’au roulement de main-d’œuvre estimé. Durant la période 2015-2025, les besoins de main-d’œuvre de l’industrie minière sont estimés à plus de 17 000 postes à pourvoir.

Parmi les professions les plus en demande dans le secteur minier au Québec au cours de la période 2015-2025, selon le niveau de scolarité exigé par l’employeur, on retrouve, du côté des programmes de formation professionnelle, l’opérateur de machinerie lourde spécialisée (1 782 postes), le mécanicien industriel (705 postes) et le mécanicien de machinerie lourde (1 008 postes) par exemple. En ce qui concerne les métiers issus de programmes de formation collégiale et universitaire, le technicien minier (356 postes), l’ingénieur géologue (72 postes) ainsi que l’ingénieur électrique (73 postes) figurent au classement. Ces six métiers représentent à eux seuls près du quart (23,3 %) des postes à pourvoir, toujours selon l’Estimation des besoins de main-d’œuvre du secteur minier au Québec 2015-2025. La liste complète des professions les plus en demande se retrouve dans la version intégrale de cette étude prévisionnelle.

En parallèle avec la dernière mise à jour de l’étude effectuée en 2012, les besoins de main-d’œuvre entre 2012 et 2021 avaient été estimés à 18 600 postes alors que le Québec comptait sur son territoire 26 mines en exploitation en 2011. La nouvelle mise à jour de l’étude vient confirmer une certaine stabilité du secteur tout en permettant au modèle de s’ajuster aux changements. Ainsi, les différents acteurs pourront anticiper une légère baisse des besoins totaux de main-d’œuvre sur 10 ans, mais devront composer avec une provenance différente des travailleurs. Bien que les emplois seront comblés en majorité avec les gens provenant des régions minières, l’importance que prend la main-d’œuvre en provenance des autres régions du Québec est un nouvel élément observé. Alors que la tendance annonçait en 2010 et en 2012 que respectivement 26 % et 32 % des emplois seraient comblés par des travailleurs provenant des autres régions du Québec, ce taux augmente à 45 % d’ici 2025.

Le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines (CSMO Mines) est un organisme sans but lucratif dont la mission est d’équilibrer l’offre et la demande de main-d’œuvre compétente pour contribuer à la viabilité et au développement de l’industrie minière. Il concentre ses actions dans la promotion des métiers et des carrières du secteur, dans le développement des compétences de la main-d’œuvre en emploi et dans l’amélioration des pratiques de gestion des ressources humaines.