Après avoir annoncé, en octobre 2019, qu’elle planifiait récupérer l’or d’un minerai entreposé à la surface depuis près de 70 ans dans les environs de Belcourt, entre Barraute et Senneterre, la Corporation Ressources Pershimex pourra aller de l’avant avec son projet. Du même coup, elle restaurera un site minier abandonné.


Sur la propriété Courville se trouve l’ancienne mine Pershing-Manitou, localisée à moins de 10 km au sud-ouest de Belcourt, juste au sud du lac Rasmordue. Une pile de minerai avait été entreposée par les opérateurs de l’époque, dans les années 1950, mais n’avait finalement jamais été traitée. Celle-ci contiendrait environ 2000 tonnes de minerai aurifère.

Pershimex avait donc entrepris des démarches en vue de récupérer ce minerai, opération réalisée en parallèle avec sa volonté d’exploiter de nouveau le gisement Pershing-Manitou. Les données historiques – qui devront donc être mises à jour pour se conformer aux normes actuelles – indiquent en effet que le pilier de surface de l’ancienne mine pourrait encore contenir 43 350 tonnes de minerai affichant une teneur en or de 7,9 grammes par tonne.

Juste avant que Québec n’ordonne la mise en pause des travaux d’exploration, le 23 mars, en raison de la pandémie de COVID-19, la société junior complétait d’ailleurs une campagne de forage sur la propriété. Des 16 sondages réalisés, pour une longueur totale de 1037 mètres, 12 contenaient de l’or visible.

Restauration et mise en valeur

Le 14 mai, Pershmimex a reçu du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles l’approbation de son plan de restauration de Pershing-Manitou. La société junior pourra donc décontaminer le site et, par le fait même, envoyer les 2000 tonnes de minerai entreposé à la surface dans une usine des environs de Val-d’Or (le choix n’a pas encore été arrêté) pour y être traité à forfait.

«Cette autorisation confirme la pertinence de notre plan de développement, a commenté le PDG de la société junior, Robert Gagnon, par voie de communiqué. Elle confirme aussi le sérieux de notre démarche visant à réhabiliter un passif environnemental en le transformant en gain pour toutes les parties prenantes, que ce soit aussi bien nos actionnaires que la société québécoise en général.»

Source : Le Citoyen

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